Sur la branche de vos lunettes de soleil, un petit chiffre de 0 à 4 en dit plus long que tout le marketing : c'est la catégorie de protection solaire, définie par la norme européenne EN ISO 12312-1. Elle mesure une seule chose — la quantité de lumière visible que le verre laisse passer. Voici comment la lire, et laquelle choisir selon votre usage. À ne pas confondre avec la couleur des verres, qui joue sur le contraste et le confort.
Ce que mesure la catégorie (et ce qu'elle ne mesure pas)
Attention au piège classique : la catégorie mesure la teinte (la lumière visible filtrée), pas la protection UV. Un verre très sombre sans traitement UV est même dangereux : la pupille se dilate derrière le verre foncé et laisse entrer davantage d'UV. C'est pourquoi les deux mentions doivent toujours être vérifiées ensemble : la catégorie d'un côté, la certification UV400 (100 % des UVA et UVB bloqués) de l'autre. Toutes nos lunettes en bois combinent les deux : catégorie 3 + UV400 + polarisation.
Les 5 catégories, une par une
Catégorie 0 (80 à 100 % de lumière transmise) : verres clairs ou à peine teintés — confort, mode, ou usage nocturne. Aucune protection contre l'éblouissement.
Catégorie 1 (43 à 80 %) : teinte légère, pour lumière atténuée — ciel voilé, ville en hiver.
Catégorie 2 (18 à 43 %) : teinte moyenne, suffisante pour un ensoleillement modéré de mi-saison.
Catégorie 3 (8 à 18 %) : LE standard de l'été. Plage, montagne, conduite, terrasse : elle couvre tous les usages courants en plein soleil, et reste autorisée au volant de jour. C'est la catégorie de toute notre collection.
Catégorie 4 (3 à 8 %) : réservée aux conditions extrêmes — haute montagne, glacier, désert. Trop sombre pour la route : elle est interdite pour la conduite, de jour comme de nuit (le pictogramme voiture barrée figure sur l'étiquette).
Alors, laquelle choisir ?
Pour 95 % des usages — ville, plage, conduite, sport — la réponse est simple : catégorie 3, UV400, et idéalement polarisée. La polarisation ne change pas la catégorie : c'est un filtre supplémentaire qui supprime les reflets horizontaux (route mouillée, mer, capot). Le détail est dans notre guide verres polarisés et UV400. Ne montez en catégorie 4 que pour l'alpinisme ou la voile hauturière — et gardez alors une deuxième paire pour conduire.
Randonnée, montagne, ski : quelle catégorie en altitude ?
C'est LA question qui revient le plus. Repère simple : l'intensité des UV augmente d'environ 10 % tous les 1 000 mètres, et la neige peut réfléchir jusqu'à 80 % du rayonnement. En pratique : randonnée en plaine et moyenne montagne l'été → catégorie 3 polarisée, largement suffisante — et vous pourrez conduire avec pour rentrer. Glacier, haute altitude, ski en neige fraîche → catégorie 4, idéalement couvrante, mais jamais au volant. Le guide complet est dans notre article quelles lunettes de soleil pour la randonnée.
FAQ — Catégories de verres
Où trouver la catégorie de mes lunettes ? Gravée à l'intérieur d'une branche ou sur l'étiquette CE, sous la forme « CAT. 3 » ou un chiffre seul.
Peut-on conduire avec des catégorie 3 ? Oui, de jour. De nuit, aucune lunette teintée n'est adaptée (catégories 2 à 4 déconseillées voire dangereuses).
Catégorie 3 ou 4 pour la plage ? Catégorie 3 suffit largement, sauf réverbération extrême type lagon tropical ou glacier.
Quelle différence entre catégorie 3 et catégorie 4 ? La catégorie 4 laisse passer 3 à 8 % de la lumière visible contre 8 à 18 % pour la 3 : elle est réservée aux conditions extrêmes (glacier, désert) et interdite pour la conduite.
Quelle catégorie de lunettes pour la montagne ? Catégorie 3 jusqu'en moyenne montagne l'été ; catégorie 4 dès qu'il y a neige, glacier ou très haute altitude.
La catégorie protège-t-elle des UV ? Non — cherchez la mention UV400 ou « 100 % UV ». La catégorie ne parle que de la teinte.



